terça-feira, 30 de agosto de 2016


Ban Ki Moon préoccupé par la crise politique que traverse la Guinée-Bissau.
Dans son dernier rapport sur la Guinée-Bissau, le Secrétaire Général des Nations Unies se dit préoccupé par la situation qui prévaut en Guinée-Bissau. Ce rapport qui sera presenté ce jour 30 août au Conseil de securité recommande le maintien des sanctions envers la Guinée-Bissau .
"Tout le monde s’accorde sur le fait que de telles sanctions constituent une entrave à l’implication directe des forces de securité et de défense dans les affaires politiques depuis août 2015" souligne le rapport.
L’une des sanctions a trait à l’interdiction de quitter le territoire Bissau-guineen infligée à 11 hauts officiers de l’armée qui étaient directement mis en cause dans le coup d’Etat de 2012 ayant écarté du pouvoir Carlos Gomes Junior, alors premier ministre. Ces onze hauts officiers de l’armée sont encore restés dans les rangs de l’armée,  à l’exception de trois d’entre eux qui exercent encore les mêmes fonctions que par le passé.
Le rapport fait état de la non-ingérence des militaires dans cette crise politico-institutionnelle et des risques d’une intervention militaire si la crise vient à prendre des proportions inquiétantes, que la réforme au sein des secteurs de sécurité et de défense n’est pas mis en oeuvre et que la situation budgétaire précaire empêche le paiement des salaires des soldats."
"Le Conseil de Sécurité doit maintenir la situation actuelle et envoyer un message clair à tous les citoyens Bissau-guinéens en ces termes: le regime de sanctions est applicable à tous , independamment  de son appartenance politique ou institutionnelle "soutient le rapport.
Le document ajoute par ailleurs que le Conseil de Sécurité doit montrer qu’il est prêt à renforcer les mesures , qu’il doit considérer l’établissement d’un comité qui puísse recueillir les informations pour des sanctions plus ciblées et efficaces. Toutefois, il recommande la visite du président du Comité des Sanctions de l’ONU à Bissau.
La Guinée-Bissau traverse une crise politique telle que les deux principaux partis politiques , notamment, le PAIGC et le PRS ne réussissent même pas à s’accorder sur une date à laquelle le parlement va reprendre ses travaux afin de débattre sur le programme politique du gouvernement et le budget de l’Etat .
Le document soutient que  "trois changements successifs de gouvernement et une période prolongée de paralysie politique ont davantage affaibli les institutions publiques" et poursuit que "la mise en oeuvre des reformes-clefs dans les secteurs de défense, de sécurité et de justice a été purement et simplement suspendue " et que les prestations des services de base ont été négativement affectées."Ce rapport est le premier du genre produit sous la supervision du nouveau représentant spécial , Modibo IbrahimTouré, qui a remplacé Miguel Trovoada.

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